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/ cahier n°10
/ hervé di rosa / nov. 2008 / 36 pages couleur / format:
17x22 cm / 8,50 /
/ isbn n° 978-2-918076-00-1 /
Hervé Di Rosa est né à Sète en 1959.
En 1978, il quitte sa ville natale pour Paris, où il s'installe
avec son ami peintre Robert Combas avec qui il a déjà
fomenté BATO, une sorte de fanzine fait main (4 numéros
en tout, tirés à 100 exemplaires). Di Rosa s'inscrit
alors à l'École nationale supérieure des
arts décoratifs et réalise ses premières
peintures. En juin 1981, le critique d'art Bernard Lamarche-Vadel
expose dans son appartement un ensemble de travaux de jeunes
artistes qui ont recours à des images non conventionnelles,
simples, très colorées, au contenu narratif clairement
assumé. Rémi Blanchard, François Boisrond,
Robert Combas et Hervé Di Rosa se trouvent réunis
pour la première fois : ainsi naît la "Figuration
Libre". Si Hervé di Rosa en est de fait l'un des
fondateurs, il préfère rappeler aujourd'hui qu'il
est avant tout issu du punk, plutôt que de cette "appellation"
emblématique des années 80. Un mouvement qui au
final n'en était pas vraiment un, les principaux intéressés
n'ayant jamais écrit de manifeste ou revendiqué
quoique ce soit à ce sujet. Enthousiasmé par les
publications du groupe Bazooka qu'il a découvert pendant
ses études, son objectif est alors de faire de la BD et
de voir ses uvres imprimées dans les magazines.
Croyant faire de la bande dessinée, il va faire de la
peinture en digérant toute l'imagerie qui l'entoure, de
la plus sophistiquée à la plus populaire
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![© arts factory [ éditions ]](images/dirosa2.jpg) |
Témoignage
de cette période, la série des "Di Rosa Magazines"
publiée entre 1985 et 1986 aura une influence considérable
sur certains artistes majeurs de la scène graphique contemporaine
: Pakito Bolino fondateur du Dernier Cri, mais aussi Blanquet
qui partage avec lui un univers tentaculaire en perpétuelle
mutation. Dès 1993, Hervé di Rosa va entreprendre
un tour du monde (visiblement sans fin programmée
)
dans le but de nourrir son uvre de pratiques artistiques
issues d'autres cultures que la sienne. A ce propos, il déclare
"découvrir et apprendre, en toute humilité,
de nouvelles techniques à travers la formidable richesse
créative de ces pays, c'est pour moi la seule direction
acceptable aujourd'hui, fatigué que je suis des ronds
de jambe et des cerveaux de l'art contemporain occidental".
Par la suite, il va théoriser sa pratique artistique par
la notion d'Art Modeste et fonder à Sète le Miam,
Musée International d'Art Modeste (2000). Son uvre
est aujourd'hui exposée dans le monde entier au sein des
galeries et institutions les plus prestigieuses (le Bass Museum
de Miami lui a notamment consacré un important one man
show en 2006).
Pour sa deuxième
collaboration avec la galerie Arts Factory - la première
ayant donné lieu en 2004 à l'exposition "Le
Tour du Monde en Dirovision" - Hervé di Rosa a conçu
"The solo group show", un cahier Dans la marge en forme
de graphzine collectif
A ceci près qu'il est l'auteur
des 32 dessins qui le composent, tous réalisés
en endossant une identité graphique différente
! Un brillant exercice de style qui apporte une nouvelle preuve
de l'attachement d'Hervé di Rosa à la production
underground, une scène dont il n'a cessé de souligner
l'importance au cours de sa déjà longue carrière.
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